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Cherche le nom.

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◮ naissance : 07/03/2012
◮ meurtres commis : 38
◮ avatar : Joseph Gordon-Levitt
◮ citation : Here we go.
◮ statut : Célibataire...

MessageSujet: Cherche le nom. Mer 7 Mar - 19:57

*On dirait qu'il fait toujours nuit dans cette ville.*

Effectivement, s'il ne faisait pas encore nuit, il faisait si sombre qu'on aurait pu le croire. Et en plus, il pleuvait. Encore. Toujours. Bienvenue à Gotham City. C'était désespérant. Les larmes de David étaient d'accord avec lui, il les essuya d'un revers de manche sans leur accorder un seul regard, blasé, incompréhensif. Pourquoi fallait-il toujours qu'il y ait ce poids, comme une vaste tristesse qui ne pouvait pas le quitter ? C'était pathétique. Lui-même savait s'en rendre compte. Heureusement, personne ne le voyait et en cela, il était bien content d'avoir quitté le domaine familial. Pourtant, son espèce d'appartement rabougri n'était pas forcément plus réjouissant que les veillées dominicales autour du thé maternel, blotti confortablement dans le salon d'une quarantaine de mètres carrés, au cœur du quartier pavillonnaire de Crest Hill. Il n'y avait pas besoin d'être mondain pour y habiter, juste avoir suffisamment d'argent. C'était le cas de son père. Ça avait été.
Mais il était bien, seul. Il savourait du vrai silence, et non pas un faux-semblant gonflé de bruits de cuisine et de bavardages incessants. Cécily et sa mère ne s'arrêtaient jamais. Ja-mais. Il n'en pouvait plus, il était parti. Et selon il avait fait pire : il s'était engagé dans la police de Gotham. Une absurdité selon elle. Lui qui aurait pu être professeur ! Non mais rendez-vous compte... Il se laissa aller à un ricanement. Oui. Il était très fier de lui.

Il retourna s'asseoir face à son ordinateur et continua à rédiger son article quotidien. Une dizaine de lignes, juste histoire de raconter sa vie et de se délecter des commentaires de ses (rares) lecteurs qui le plaignaient.


    « Je me suis levé ce matin, il faisait nuit. Il n'est que 17h, il semble qu'il fasse déjà nuit. Que cet endroit est sombre, je ne l'avais jamais remarqué. On dirait qu'il fait toujours nuit dans cette ville. »


Le texte semblait ensuite se perdre dans des considérations métaphysiques sur la place de la nuit dans les diverses mythologies et croyances qui parsemaient le monde. David écrivait parce qu'il aimait écrire et qu'il en avait envie, si ce n'est un besoin plus profond. Il partageait ses travaux parce qu'il ne voulait pas qu'ils fussent vains. Cependant il ne comprenait pas ses lecteurs. Certes, ils n'étaient pas nombreux, mais, n'ayant jamais parlé de son blog à sa famille, il s'agissait inévitablement d'inconnus, réguliers, qui devaient prendre un certain plaisir à le lire, peut-être même apprenaient-ils des choses. David ne voyait pas quoi. Tout ça lui semblait vide. C'était peut-être pour ça qu'il écrivait. Les mots pouvaient être creux, mais s'ils remplissaient, noircissaient des pages, alors ils avaient tout de même une réalité. Non ? Mm. Quand il y pensait, David trouvait cette supposition discutable. S'il écrivait, c'était aussi par narcissisme, comme tous les blogueurs. Comme tous ceux qui écrivaient et faisaient en sorte d'être véritablement lus. En fait.
Il tapotait, mais à nouveau, il sentit ses jambes le démanger alors qu'un mal de tête sournois envahissait ses tympans. Il avait compris, pas la peine de s'acharner. Il se leva, se glissa dans sa veste et emporta son ordinateur sous le bras. Il sortit sans éteindre la lumière, puisque de toute façon, il n'avait rien allumé. Ceci expliquait peut-être l'obscurité. Mm. À méditer.

Grande Avenue n'était pas plus grise que d'habitude, toujours pleine de gens, comme autant de sources d'inspiration potentielles. Des lecteurs, qui sait. Il ne fallut pas beaucoup de temps à David pour se faufiler jusqu'au café le plus proche de chez lui. Une envie soudaine de sortir, de prendre l'air, l'avait pris, certes, mais il y avait des limites. Il avait marché quelques centaines de mètres et il se sentait déjà fatigué. Lassé.
Installé, un chocolat chaud commandé, il se remit à bloguer, observant d'un œil vaguement intéressé les autres clients. Faire des études l'avait profondément troublé. Maintenant, il ne pouvait plus voir personne sans repenser à tel ou tel cas de figure qu'il avait du analyser, décortiquer, sur lequel il s'était fait noter et que, quelqu'ait été sa note, l'avait dégouté. C'était un peu comme tous ces gens qui ont travaillé chez Macdo et ne peuvent plus sentir une frite sans avoir la nausée. Cette dame un peu grosse qui boulotait une salade, avec ses petites lunettes, c'était comme s'il l'avait déjà vue, comme s'il pouvait savoir qu'elle ferait dans quelques mois un régime drastique qui lui ferait perdre en quelques semaines une dizaine de kilos, qu'elle reprendrait tout aussi vite, ce qui la pousserait à une profonde dépression, un regain d'optimisme teinté de « hippie attitude » avant une tentative de suicide brutale que sa famille ne comprendrait pas. Elle survivrait et harcèlerait ses enfants pour devenir grand-mère. Fin de l'histoire. C'était inutile, mais intéressant. David la contempla, avec un sourire en coin, puis se pencha à nouveau sur son clavier. À cette heure, il y avait beaucoup de monde pour prendre un verre. Ça le dissipait. Il s'arrêtait sur le moindre regard, la plus petite verrue, et tout le faisait rire. Tant de monde, tant de problèmes. Combien avait les mains noires ? Combien les subirait ? Comment ? En rentrant dans la police de Gotham City, il savait qu'il s'ouvrait un nouveau monde, une multitude de cas à étudier. En cet instant, il oubliait toute la dimension d'actant qu'il se devrait d'y prendre. Il s'enorgueillissait de ses connaissances, empli soudainement d'une supériorité jouissive. Tout ça parce qu'il avait « étudié ». Tss.
Il observait tranquillement les nouveaux venus, la porte claquait, il cherchait de plus en plus à les faire entrer dans tous les profils type sur lesquels il avait pu travailler. Ce n'était pas spécialement difficile. Un père de famille, une adolescente brimé, un alcoolique anonyme. Et puis ce grand énergumène. Ça se donnait un genre en fumant, en ayant l'air vaguement décontracté, blasé. Trop facile. David sourit, un peu bêtement, fasciné par lui-même, par cet autre qui ne le connaîtrait surement jamais. C'est alors qu'il bougea, se retourna et alors. Et alors se visage, il l'avait déjà vu quelque part, son sourire se figea et il réfléchit. Impossible de remettre un nom sur ses traits tirés, ses yeux clairs, superbes. Il n'y avait plus que cette affreuse sensation de savoir, et de se sentir soudain démuni, trahison par toi-même qui te rappelle que tu n'es rien.

Cherche le nom, David. Impossible. Il ne se souvenait que d'un malaise. Son estomac s'en rappelait.
Il baissa les yeux sur son ordinateur, frappant avec nervosité les touches, perdant son calme dont il était si fier. Il cherchait le nom. D'un coup, il espérait que son peu jeu de « dévisagement » n'avait pas été surpris.
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◮ naissance : 04/03/2012
◮ meurtres commis : 123
◮ avatar : Matthew McNulty
◮ citation : l'horreur est humaine, clinique et banale.
◮ statut : célibataire.

MessageSujet: Re: Cherche le nom. Jeu 8 Mar - 13:51

Spoiler:
 
Il avait réellement essayé de lui parler. C'était toujours pareil cependant, et il n'y pouvait pas grand chose : son corps éludait les réponses et il lui semblait qu'il prenait un certain plaisir à contrarier son esprit. Alors Dimitri avait déglutit, ravalant ses mots. Terminé, au revoir. De toute façon et c'était bien connu, il n'avait jamais aimé tenir une conversation et n'était pas un homme éloquent. Ce n'était pas forcément une fatalité, du reste.
Après avoir bêtement cligné des yeux, il avait maladroitement déposé sa main sur sa maigre épaule osseuse d'oiseau fluet en croassant quelque chose qui sonnait comme tu peux rester ici en attendant. Mais comme il paraissait également amputé de toute envie sociale pour cette heure, Dimitri avait simplement enfilé sa veste et pris ses clés de voiture en laissant seuls sa soeur et son chagrin devant la télé-réalité. En réalité, il n'était pas si taciturne et travaillait beaucoup sur son comportement mais il y avait toujours ce réflexe motivé par un dégoût latent : il ne supportait pas écouter les autres se plaindre. Parfois l'homme en devenait presque mauvais et incisif dans ses propos, puis il repensait à ses résolutions - quoiqu'il n'avait pas signé à perpétuité pour devenir le bon samaritain. La peine avait quelque chose de méprisable, surtout lorsqu'elle était étalée. Même lorsqu'il travaillait au sein de la police, il s'arrangeait toujours pour ne pas avoir à supporter les plaintes. Dans un soupir rauque, Dimitri passa sa main sur son visage tout charbonné d'une barbe naissante, observant son reflet à travers le rétroviseur : pour peu, on aurait pu croire qu'il venait de se faire un rail d'anxiolytiques. Il ne savait pas de quoi il avait l'air, mais l'image n'était assurément pas glorieuse. Sous la nitescence artificielle du café dans lequel il venait de s'engouffrer, il ne ressemblait à rien d'autre qu'aux badauds qui allaient et venaient. Avoir un physique particulier, très peu pour lui : savoir l'attention portée sur sa personne percerait l'opercule de patience qu'il avait de fine et ce n'était pas négligeable. Il devait faire attention à passer inaperçu.

Ce qu'il y avait de bien dans ce genre d'endroit, c'est qu'un monde se confrontait sans même se voir. Dimitri en faisait parti mais ne devait rien à personne, noyant sa rage dans la crème de son café. S'assurer de la sécurité de soeur, acheter des menus au MacDonald, appeler Frank, sortir le chien : ce n'était pas impératif mais relevait de son instinct, tout était déjà parfaitement ordonné dans son esprit. Sur sa table traînaient des morceaux de sucres épars, le plastique était tâché de caféine et la chemise de la serveuse n'était pas soigneusement rangée sous sa ceinture. C'était très perturbant; il cilla.

Tout va bien ? surement qu'elle avait dû voir son regard insistant sur son aine, parce que la demoiselle venait de lui jeter un de ces regards explicites qui ne signifiait généralement rien de particulièrement bon. De sous son décolleté naissait sa poitrine blanche et minuscule, saupoudrée de tâche de rousseurs. Les courbes lui laissait une drôle d'impression à l'estomac, c'était froid et clinique - juste de la libido, pas vraiment d'envie. Dimitri haussa les épaules en se relevant, saisissant de sa poche le paquet de Marlboro pour en sortir cet appareil de mort lente portatif qu'il coinça entre ses lèvres, avant de sortir s'adosser à la vitre du café. Un mot tournait dans sa tête : putain. Putain d'aliénation du désir. Sous ses yeux froids défilait la circulation et il attendait que son malaise ne passe. Gotham était anxiogène. C'était mécanique, déshumanisé, glacial - en plus, ça puait. L'injection des sentiments était un frein pour Dimitri : il était incapable d'assumer quoique ce soit. Or c'était un quotidien intrinsèque donc une source de conflit - non, de souffrances peut-être - récurant. Au moment même où il tourna son visage pour essayer de réparer son impolitesse face à la rouquine, son regard se posa sur ce visage un peu juvénile qui baissa aussitôt les yeux sur son écran d'ordinateur. Le brun pinça ses lèvres, évidement contrarié de se croire ainsi épié, mais l'histoire aurait pu se terminer là. Elle aurait pu, seulement.

Il déposa une main à plat sur la table, juste à côté de la tasse de chocolat.
-Excusez-moi. Un instant, il fouilla dans son encéphale les souvenirs qui s'accrochaient sans se dévoiler, persuadé que quelque chose, décidément, clochait dans ce tableau urbain. - Vous êtes de la police ? Le ton n'était ni aimable ni hautain.
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MessageSujet: Re: Cherche le nom. Jeu 8 Mar - 21:42

Les doigts immobiles sur le clavier, relisant la même phrase, cherchant les fautes. Il y avait bien quelque chose à parfaire, de quoi tromper ses ennuis ! Ah ! Ici, il manquait un « s ». Bien. Il se sentait déjà mieux après avoir assassiné sa touche d'un violent coup de doigt. Respire. Ça va mieux. Ridicule de se mettre dans des états comme ça pour un regard et un mal de ventre. David se concentrait à nouveau, il allait enfin pouvoir profiler son verbiage sur l'impact de la nuit sur les sensations urbaines, en particulier dans les cafés en fin d'après-midi. Il se détendait, cherchait à nouveau ses mots. Là encore, il ne bougeait plus, figé face à son écran mais ce n'était plus un problème, l'incident était passé. Il était à nouveau lui-même, imperturbable dans son dépeçage de la société caféinomane.
Mais c'était pourtant bien quelqu'un. Mais qui, et pourquoi ce visage... ce visage lui parlait-il ?

Il se redressa, à peine nerveux selon lui, et tendit les doigts pour saisir sa tasse. Son mouvement fut perdu car ses yeux rencontrèrent au même moment une main inattendue. Ses yeux remontèrent le long du bras, consciencieusement, peu désireux d'avoir la confirmation de l'identité de son interlocuteur.. C'était bien lui. Cet inconnu
sine nomine. Une seule question face à ce rapprochement soudain. Pourquoi.
En une fraction de regard, David se demanda ce qui avait bien pu attirer l'attention de cet homme sur lui. Car, si David avait pu noter un caractère particulier chez cet individu qu'il avait ressenti sur le coup comme un malaise désagréable, il n'y avait pas forcément une raison pour que lui-même soit remarqué par ce même homme, pour qu'un tel parallèle de circonstances puissent s'établir. Curieux. Il se demanda s'il n'avait pas une tâche sur son polo d'une forme spécifique, indécente et vulgaire par exemple, s'il n'y avait pas derrière lui, derrière la verrière, quelques passants occupés à des distractions exubérantes et gênantes pour sa personne à cause d'un jeu de reflet sur la vitre, quoique ce soit qui aurait pu attirer le regard d'un inconnu sur sa personne, pourtant peu extraordinaire, excepté selon sa mère et lui-même lorsqu'il n'y réfléchissait plus. Était-il si mal habillé, en cette fin de week-end ? Ou bien cette place était-elle réservée ? Gênait-il un passage, un regard, une attente de cet homme ? Non, et non. Son avast n'avait pas non plus résonné dans toute la salle puisqu'il avait coupé le son, unique clin d’œil qu'il avait pu se permettre durant la respiration de l'homme qui lui faisait dorénavant face. Et pourtant, l'envie le démangeait de s'assurer de la propreté et de la décence de sa tenue. Simple contrôle de routine. Recherche d'une assurance, d'une contenance.

Mis à part un léger tremblement du sourcil droit, une petite moue surprise qui passa un instant le long de ses lèvres, et un frémissement du bout de ses doigts qui cessèrent d'aller chercher sa tasse, il ne laissa rien paraître de son trouble alors que ses yeux rencontraient ceux de cet homme. Bizarrement, le contact une fois établi, toutes ces théories sur le A plus B de pourquoi ces gens étaient arrivés jusqu'ici, celui-ci plus que les autres d'ailleurs, s'évanouissaient. Il n'y avait que l'impact relationnel. Dur. Rude. Il cilla.
Il était en poste depuis à peine six mois, et déjà on le reconnaissait. Merde. Tu parles de discrétion. Ça l'épuisait déjà. Il n'avait, certes, fait aucun effort pour dissimuler son nouveau rôle dans la file, mais il ne se doutait pas pour autant que ce serait lisible d'un coup d’œil sur son visage. Sérieusement. Et même si c'était un hasard, quelles étaient les chances réelles pour qu'un homme décide d'en aller voir un autre, lui demander n'importe quoi sur sa vie privée et tomber parfaitement justement ?! Ce n'était absolument pas normal. Le regard de David se fit suspicieux, puis s'adoucit. Il se détendit et se rejeta sur sa chaise, le dos contre le dossier, prenant cet air que prennent les gens lorsqu'ils veulent montrer qu'ils maîtrisent une situation alors qu'ils sont assis, ce qui correspondait plutôt à un signe de passivité, en particulier ici. À dire vrai, il comprenait maintenant que ses regards appuyés avaient pu amener à cette conclusion : il était policier, il était là pour surveiller. Ça pouvait gêner, ça pouvait amener les questions. Normal. Il contrôlait à nouveau la situation. Parfait.


Possible...
appuya-t-il avec un sourire plutôt confiant.

Il amena tranquillement ses doigts jusqu'à sa tasse et les faufila dans l'anse pour la ramener vers lui, sans pour autant y tremper les lèvres ni même la soulever de la table. Son malaise semblait s'être dissipé maintenant qu'il avait su réguler la situation et la ramener dans la normalité par un jeu plus ou moins habile de suppositions, qui lui semblaient, à lui, très claires et très évidentes. Il poursuivit :


Pourquoi ? Vous avez quelque chose à vous reprocher ?

C'était comme un jeu, finalement. Mais sans aller jusqu'à la moquerie, il paraissait avoir poser la question avec sincérité, comme une forme d'appel à la confidence et au repentir, ou bien une simple interrogation, pratique comme il aurait pu demander « Avez-vous aimé la dernière conférence sur les conditions de vie des éléphants en Inde ? ». Il trempa doucement ses lèvres dans son chocolat. Il était trop chaud, mais il ne les retira pas, désireux de garder une certaine contenance. Mais il se brûla. Mais il s'aperçut que sa main libre, sur son genoux, tressaillait.
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