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you know she moves like sin ❞ darwin.

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AuteurMessage

◮ naissance : 01/03/2012
◮ meurtres commis : 40
◮ avatar : Gemma Arterton
◮ citation : And I cause so much trouble. And you're trying to keep all your fantaisies away, but you can't make it all the way.
◮ statut : Célibataire.

MessageSujet: you know she moves like sin ❞ darwin. Dim 11 Mar - 21:56

J’émerge lentement, un mal de crâne qui m’oppresse les méninges se fait sentir un peu plus à chaque fois que je tente d'ouvrir les yeux. Est-ce que j’ai vraiment tant bu que ça, hier soir ? J’en ai pas le souvenir. Ça doit surement vouloir dire que oui. Je me redresse, ma tête tourne et ça, ce n’est pas absolument pas ma chambre. Merde. J’enfile ma culotte avant d’attraper ma robe qui traine sur le sol. Je me souviens vaguement de la veille, mais je n’ai aucun souvenir de ce mec. Encore heureux. Surement que j'ai de nouveau pensé à Darwin en baisant avec et ça, je préfère ne pas m'en rappeler, parce que c'est trop énervant. Je me lève pour pouvoir sortir de cette chambre. Je regarde l’heure sur mon téléphone, oh non. Non, non, non. Pas moyen que j’arrive en retard à un diner avec mon père. La salle de bain, où est la salle de bain ? Je repars dans la chambre. Je secoue le mec qui se trouve dans le lit, il lâche quelques jurons, c’est bien, ça me prouve qu’il est réveillé. « Ta salle de bain ? » Que je lui demande sur un ton plus ou moins pressant. Il pointe son doigt vers une porte avant un air ahurie. J’entre et ferme la porte derrière moi. Je me passe de l’eau sur le visage, ouvre les placards, oh, apparemment, il a une copine pour qu’il y ait autant de maquillage. Le vilain, c’est mal l’infidélité. Enfin, ça me dérange pas tant que sa gonzesse ne vient pas m’emmerder pour me taper une crise comme quoi je suis une salope parce que j’ai baisé son mec. Surtout que c’est surement lui qui est venu me chauffer, mais ça, ça doit pas vraiment importer pour la fille d’en face dans ce genre de moments, puisque c’est toujours moi qu’on vient traiter de connasse. Surement que c’est de la jalousie. Bref, je passe un coup de brosse dans mes cheveux, un coup de crayon sur mes yeux, du mascara et regarde les parfums qui se trouvent sur le meuble. J’en attrape un, Alien de Mugler et m’en vaporise sur le cou, avant de sortir de sa salle de bain. J’attrape mes Jimmy Choo que j’enfile en moins de deux avant de prendre mon sac pour me casser de cet appartement. Je déteste être en retard. Ça me fout mal à l’aise et je déteste encore plus être mal à l’aise, surtout avec mon père. Un taxi passe, je tends le bras avant de monter dedans donnant l’adresse du restaurant le plus classe de Crest Hill, là où je retrouve au moins une fois par semaine mon père pour parler de tout et de n’importe quoi. Que ça soit le travail, Blake ou encore ma vie. Parce que ouais, ça ferait une plaisir non-dissimulé à mon père si je trouvais un mec d’un bon parti pour lui faire des petits-enfants tout ça… Le genre de conneries auxquelles je ne porte absolument aucune attention, parce que devenir mère n’est pas du tout dans mes projets du moment. Sérieusement ? J’ai une gueule à me préoccuper d’un gosse plus que de moi-même ? Non. Pas pour l’instant, surement pas dans les années à venir. Enfin, sait-on jamais. Après tout, je suis toujours remplie de surprises… ou pas.

« Pardon pour le retard, je n’ai pas vu l’heure passée. » Que je dis à Meade Senior avant qu’il me prenne dans ses bras en guise de bonjour. Je m’installe en face de lui, déposant mon sac au sol à côté de ma chaise. Je suis persuadée qu’il a déjà commencé la nourriture, puisque je prends la même chose à chaque fois. Je crois bien qu’il vient ici une fois par semaine avec Blake aussi. Je connais trop bien mon père, malgré ce qu’il peut penser et si Blake prétend être le grand martyr de la famille, il se goure. Mon père a toujours eu tendance à le favoriser, ne serait-ce que par les petites attentions dont Blake ne se rendait même pas compte, tellement il était aveuglé par le fait que mon père me donnait plus d’attention sur le plan travail et intelligence. Je suppose qu’on ne peut pas tout avoir dans la vie, et ça, contrairement à Blake, je l’ai suffisamment vite compris pour ne pas qu’il ait le poste à ma place. Je suis carrément meilleure qu’il n’aurait jamais pu l’être dans ce métier-là, quoi qu’il puisse en dire. « Dis-moi, as-tu des nouvelles de ton frère ? Je ne l’ai pas vu depuis quelques jours et il ne m’a pas appelé hier, tu sais pourquoi ? » Me demande-t-il, alors que je souris intérieurement, qu’est-ce que je disais. Je ne sais absolument pas ce que fout Blake, mais à ce que m’a dit ma secrétaire qui est folle de lui, il a une copine. Alexys ? Alexyann ? Un prénom dans ce genre, mais je ne m’en souviens pas, parce que le sujet de mon frère ne m’intéresse absolument pas. Il a tenté de me faire trop de coup bas pour que je lui porte trop d’attention. Je sais bien que dans tous les cas, mon père trouvera un moyen de savoir tout sur cette gonzesse qui doit certainement venir d’une famille… normale ? Pour que je ne la connaisse pas. Tant pis pour lui, s’il préfère aller trainer avec des filles comme ça, c’est son choix et ça m’arrange. Si mon père veut me voir avec un homme du même rang, il en veut tout autant pour son fils et sa future belle-fille. Voir la tête qu’il affichera quand il verra qu’elle vient d’une famille plus… pauvre, ça le rendra vert. « Il a une petite-amie, je ne la connais pas, mais je crois bien qu’elle occupe tout son temps. Il vous en parlera surement quand vous vous verrez. » Je ne sais même pas comment les nouvelles font pour circuler aussi vite et surtout comment ma secrétaire l’a su… est-ce qu’elle l’a suivi ? C’est une probabilité, mais elle passerait tout simplement pour une fille encore plus dérangée qu’elle ne l’est déjà, mais ça, ce n’est pas mon problème. Après tout, les histoires de Blake Meade sont insignifiantes à mes yeux et celles de ma secrétaire le sont encore plus. Tant qu’elle ne pourrit pas l’image de l’entreprise, tout va bien. Les entrées arrivent et nous commençons à manger alors que le sujet de Blake est finalement complètement ignoré par mon père. Apprendre que son fils a une petite-amie par quelqu’un d’autre que son fils lui-même, je crois bien qu’il se sent froissé. Oh, Blake, ça va chauffer pour ta tête d’abruti quand tu le verras et ça, ça me fait bien plaisir.

On arrive au café, dont je bois une gorgée alors qu’on parle de la prochaine campagne de publicité dont j’ai commencé à parler avec les graphistes. Je manque de m’étouffer en avalant ma gorgée de travers à la vue de Reinhardt qui franchit la porte, accompagné d’une blonde. Oh putain. Est-ce que c’est une blague ? Est-ce que le bon Dieu, si bien tenté qu’il existe, tente de me punir pour quoi que ce soit ? « Tout va bien, Blythe ? » Me demande mon père, inquiet. Non, non, là, ça ne va pas du tout. Alors premièrement, c’est vraiment elle sa petite-amie ? Il aurait pu faire mieux. Deuxièmement, être dans la même pièce que lui, ça m’oppresse. Et pour finir, faut que je sorte d’ici au plus vite. A moins que ma tête en décide autrement, histoire de bien me faire du mal. Mon rythme cardiaque s’accélère, alors que je reporte l’attention sur mon père qui regarde son téléphone, préoccupé. Ah non, il ne va partir maintenant. « Je suis désolé, chérie, mais j’ai une urgence. On se voit au travail demain, bonne journée. » Qu’il me dit avant de me prendre dans ses bras alors que je me lève. Je repose mes fesses sur ma chaise, voyant mon père donner son carte de crédit pour payer l’ensemble du repas. Il finit par partir et je me sens encore plus… je ne sais même pas exactement comment je me sens. Je termine mon café, me dirigeant rapidement vers les toilettes. Merde. Je soupire, me sentant à la fois excitée et mal à l’aise en même temps. Je déteste être dans la même pièce que lui, parce que ça me rappelle encore plus que le jeu est vraiment présent, par la façon qu’on a de simplement se lancer des regards qui en disent foutrement trop longs. Puis s’en suivent la fournée de sms chauds bouillants pour me rendre encore plus dingue. Entre nous, c’est électrique et c’est ce truc-là qui m’excite surement malgré moi. La porte s’ouvre, laissant place à cette même blonde qui est arrivée avec lui. Le sort s’acharne-t-il contre moi ? Cela doit être cette connerie de karma, parce que pour avoir autant de malchance dans la même journée, faut vraiment avoir la poisse. « Dites, vous êtes la petite-amie de Darwin Reinhardt ? » Que je demande, malgré moi. Blythe, t’es conne ou tu le fais exprès ? Mon caractère reprend le dessus, je crois bien. Le côté connasse et garce, celui qui se dissipe en présence de mon père, mais qui revient au galop quand il n’est plus dans les alentours. J’aime me faire du mal, c’est indéniable, sinon je ne prendrais même pas la peine de lui poser cette question. « Oui, pourquoi, vous le connaissez ? » Qu’elle me répond, un grand sourire et un ton chaleureux. Je lève un sourcil, un sourire plus ou moins sadique se dessinant sur mes lèvres. Suffisamment connasse pour jubiler sur place, parce que si cette fille savait seulement ce qui se passe sur le téléphone de son cher et tendre, elle en pleurait. Mais pas suffisamment connasse pour lui dire, non, ce ne serait pas aussi marrant. Le fait qu’il la touche régulièrement me traverse tout de même l’esprit, alors je la dévisage, par automatisme. « Oui, enfin, nous sommes… amis. Blythe Meade. » Que je lui annonce en tendant la main, par pure politesse. Elle me sourit, m’attirant hors des toilettes pour me ramener vers Darwin. Je fronce les sourcils, est-ce qu’elle est folle ? Je la regarde avec une pointe d’agressivité, est-ce que j’ai demandé à venir le voir ? Je ne crois pas non. « Darwin, tu ne m’as jamais parlé de Blythe, mais je vous laisse, je repars aux toilettes, vous avez surement des choses à vous raconter. » Je secoue la tête, non, cette fille est foncièrement pas bien dans sa tête. Elle s’éclipse en direction des toilettes. Je ferme les yeux, soupirant, avant de les rouvrir pour afficher une grand sourire face à Reinhardt. Je penche la tête sur le côté, m’installant à côté de lui. Je crois bien que je suis encore plus cinglée que sa copine à m’infliger ça à moi-même, parce qu’être à côté de lui comme ça sans pouvoir le toucher au risque de perdre, c’est dur. « Alors c’est elle, ta petite-amie ? Elle est quand même assez spontanée et… surprenante. Physiquement, c’est tout le contraire de moi, tu l’as fait exprès ou… » Je laisse ma phrase en suspens. Mon sourire s’élargissant sur mes lèvres. Elle est blonde, je suis brune. Elle a une peau foutrement claire, je suis plus… mat. Bref, elle est tout le contraire de ce que je peux être. Et surement que c’est la même chose psychologiquement. « Quand tu la baises, c’est elle que t’as en tête, ou bien moi ? » Que je finis par demander, un sourire joueur sur le visage. Je sais pas exactement ce que je tente de faire là, si ce n’est me torturer un peu plus. Je devrais surement me casser pour m’éviter l’envie de lui sauter dessus, littéralement, là. De lui arracher sa chemise pour sentir sa peau contre la mienne, lui virer son pantalon puis son caleçon pour le sentir encore plus proche. Mais non. Faire ça serait lui dire clairement qu’il a gagné, et je suis très mauvaise perdante. En fait, ma question, je lui demande mais ça n’en est pas vraiment une. Même s’il me dit non, je sais parfaitement qu’il voit au moins une fois, à un moment donné mon visage à la place de celui de sa copine, parce que quand je me tape un mec, moi, je vois au moins Darwin une fois durant la baise. Quand ce n’est pas tout le long, bien entendu…
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◮ naissance : 29/02/2012
◮ meurtres commis : 62
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MessageSujet: Re: you know she moves like sin ❞ darwin. Mar 13 Mar - 21:14

    Mon assistante verse du whisky écossais dans les verres en cristal que je tiens toujours en réserve pour les grandes occasions dans mon bureau. Parsemés de petits glaçons, givrés juste comme il le faut, j'attends debout, dos à elle, regardant par la baie vitrée la ville de Gotham qui s'étend sous mes pieds. Pour un peu, je me frotterais les mains l'une dans l'autre pour célébrer cette petite victoire sur ce milieu plein de corruption et de pots de vin. Je viens de passer une affaire en or, ce qui me mettra une somme rondelette dans les poches. La seule idée de m'enrichir me rend aussi euphorique qu'un camé qui obtient finalement sa dose après avoir fait une course contre la montre. Je n'ai pas trente ans et je domine la sphère politique d'une ville aussi pourrie de l'intérieur que peut l'être Gotham. Je porte le nom de Reinhardt, évidemment, mais c'est en tant que Darwin que je possède chaque investisseur, leur faisant miroiter les avantages de s'inscrire au fond que j'ai mis sur place au sein du débat financier qui a lieu présentement entre les diverses grandes fortunes de Gotham. Les femmes, cela se fait naturellement, il suffit de savoir mettre le doigt sur leur point faible, ces grandes dames aigries, bien qu'elles furent sans doute des beautés un jour, celle-ci s'étant fanée, il ne faut plus que raviver les souvenirs de leur gloire passée. J'ai suffisamment étudié les comportements des dames en la personne de ma mère pour savoir comment et quand agir. Il n'y a pas de place pour les doutes, il faut savoir calculer où est son avantage et quand tirer une carte de son jeu. J'ai donc rapidement pu mettre la main sur des investisseurs d'envergure, ne serait-ce aussi facilement qu'en les sortant pour un opéra, les invitant à manger aux meilleures tables de la ville, m'intéressant à leur vie, leurs mœurs, leurs opinions et leur vécu. Des heures à me coltiner des histoires sur l'ancien Gotham, sur leurs maris respectifs, sur les magnifiques bijoux Harry Winston qu'elles gardent précieusement dans des coffres-forts. À tout coup, on apprend quelque chose qu'il vaut la peine d'emmagasiner pour utiliser plus tard, car avec les racontars des femmes, on met un homme à genoux. J'ai appris tôt qu'il valait mieux ne pas s'en prendre à celles qui peuvent influencer votre statut social ne serait-ce qu'en ouvrant la bouche. Pour trahir cette complicité pour une raison précise, il faut avoir d'emblée légitimer son acquis et sa position. Pour le moment, je compte toujours sur ces appuis pour avancer, pour avoir main mise sur beaucoup plus que le domaine boursier et financier de Gotham. Je ne prétends pas à être maire d'une ville aussi sombre et troublée, mais j'aime le pouvoir et la sensation que cela procure d'en avoir de plus en plus. Je suis ambitieux, je le suis de par mon instinct de survie et ma fierté, ce besoin de rendre au centuple ce qu'a pu me donner ma mère et mon père en m'accueillant comme leur fils prodige. Je me suis battu pour survivre dans la rue, dans les familles d'accueil, et maintenant je me bats sur un autre terrain. Je désire briller. Je désire rien de moins que le succès le plus franc, le plus total. Je n'obtiens que ce que je désire, et jamais rien de moins. Le chemin serait long, périlleux et tortueux, mais là est l'intérêt de jouer le jeu selon mes propres règles, frôlant la limite de l'interdit pour toujours garder la réputation du chevalier blanc...

    « Monsieur Reinhardt? ». Elle me tire de mes rêveries en déposant sa main sur mon avant-bras découvert. Je détourne la tête, un brin désorienté, tandis que je croise son regard de biche. Il y a de ces raisons pour laquelle un homme ne devrait pas être contraint de demeurer fidèle à un engagement, même si cela va à l'encontre même de la nature de cette relation à laquelle il s'est voué. Aly Pettersen en est une, et pas des moindres. Son teint basané, ses traits typiques de ces beautés du Sud, un accent soigné où il persiste un peu de son intonation hispanique de naissance. Des cheveux noués dans une natte d'un noir profond, presque irisé de bleu, qui descend jusqu'à la chute de ses reins. Ses prunelles noisettes sont soutenus par un maquillage discret, efficace, avec un faciès sans défaut, des lèvres pleines derrière lesquelles se cachent des dents blanches et parfaitement alignées. Sa manière de porter des classiques Chanel que porterait pourtant ma mère les rendent affriolants, malgré la pudeur des coupes. Les talons hauts terminent de lui faire des jambes infinies et hâlées comme le peu d'épiderme que découvre une poitrine pleine, que je suspecte d'avoir été optimisé par le talent d'un chirurgien plastique. Je peux remarquer chaque jour à ses mouvements félins, ses manières irréprochables et ses œillades discrètes qu'elle doit être capable de mettre un homme à genoux sans avoir à sortir le grand jeu. Je ne l'ai pas touché, mais dire que je n'en rêve pas serait quelque chose de terriblement faux. Il s'agit d'un si honteux stéréotype que je me tenais à carreaux, dès le départ, tant il déplairait à ma mère de me voir me coltiner une secrétaire personnelle. Je laisse donc chaque homme qui pénètre ce bureau détailler à sa juste valeur le physique attrayant de mademoiselle Pettersen « Il est justifier de sortir le whisky, aujourd'hui, Aly ». Je tends les doigts pour prendre l'un des verres, le porte à mes lèvres, sans la quitter des yeux. Sa façon effarante de me dévisager allume une petite alarme, mais j'en fais fi. Qu'elle désire pousser ces regards plutôt éloquents ne me dérange pas outre mesure, me réjouissant plutôt d'être d'autant plus désirable maintenant que je suis en couple « Je viens de sortir le grand jeu, et monsieur Withenshaw va investir quelques sept chiffres pour profiter des avantages de mes connaissances boursières ». Elle sourit tandis que je porte mon verre à mes lèvres, faisant de même en faisant un pas de plus, diminuant la distance entre nos deux silhouettes, sa poitrine frôlant presque mon torse qu'elle dépose ses fesses en partie sur mon bureau. Je la regarde faire, l’œil pétillant « Vous êtes un loup en affaire, monsieur Reinhardt. Personne ne vous résiste ». Je ris doucement, m'approche à sa hauteur, pose mon verre à proximité. Sans vraiment prévenir, je la soulève du sol en la hissant complètement sur le bureau, mes mains déposées sur ses cuisses. Je respire son parfum en arquant légèrement mon visage dans sa nuque, puis revient face à elle. Rétorquant, amusé « C'est bien là le drame, il n'y a pas qu'en affaires que je suis un as ». Je réponds à mon portable, attrapant la paume de mademoiselle Pettersen avant qu'elle ne se dépose sur mon torse, s'attaque à ma cravate et que je me retrouve à baiser une secrétaire sur mon bureau « Mais bien sûr, amour. Je passe te prendre dans trente minutes, je te sors ce soir. Un dîner en tête à tête, et si l'envie te prend de mettre tes Louboutins qui te permettent de m'atteindre sous la table, te gêne surtout pas... ». Je me redresse doucement, éteint l'appareil et tend la main à Aly pour la faire redescendre, puis oubliant complètement sa présence, j'attrape mon veston pour aller prendre ma voiture et terminer cette journée en beauté...

    « Alors c’est elle, ta petite-amie ? Elle est quand même assez spontanée et… surprenante. Physiquement, c’est tout le contraire de moi, tu l’as fait exprès ou… ». Je ne peux pas dire que j'étais préparé à ce qui vient de se produire se déroule là, maintenant, sous mes yeux. Voir une Louhàne habillée d'une robe dos nu, découvrant légèrement sa poitrine, dans un tissu satiné avec ses stilettos préférés, ceux que je lui ai offert lors d'un week-end à Paris, rayonnante à souhait, me ramenant consciencieusement Meade à ma table, ça tient d'une putain de farce du karma. Je crois qu'elle ignore ce qu'elle vient de déchaîner en me mettant en contact direct avec l'objet de si nombreux fantasmes tous plus fous et déjantés les uns les autres à porter de main. Évidemment, le petit jeu de SMS entre Blythe et moi n'avait pas pris fin parce que je me retrouvais enfermé dans une relation exclusive où je m'investissais en ce sens que c'était elle et elle seule que j'envoyais au septième ciel, jour après jour, ici et là, dévorant des yeux, des paumes et de la langue chaque portion de son corps fin, délicat, légèrement athlétique. Ça en jetait plusieurs que je m'en tienne à elle, elle et ses charmes nombreux et affriolants chaque fois qu'elle me faisait le plaisir de porter ces nuisettes chaudes bouillantes qu'elle tirait de sa lingerie fine. J'en ai détruit plusieurs dans mon empressement de découvrir totalement son épiderme et de lui faire sa fête, et c'est tout juste si je n'ouvre pas un fond Victoria Secrets pour compenser les pertes « On ne trouve pas ton grain de femme à tous les carrefours à Gotham, Meade ». Je lui adresse un sourire, puis attire l'attention d'un serveur qu'on apporte une coupe et qu'on serve du vin à l'invité surprise. De toute façon, si Louhàne est fidèle à elle-même, elle doit être en débat téléphonique avec sa famille qui me déteste pour tout ce que je leur rappelle. La racaille qui les a ruinés « N'en reste pas moins que tu n'aurais pas été à ce point charmante pour me partager avec une "amie", je crois. En fait, je crois qu'il y aurait longtemps que toi et moi aurions quitter le restaurant ou qu'on se serait débrouillés pour s'envoyer en l'air dans un des placards de la cuisine cinq étoiles ». Ça sort si naturellement que ça en est effarent, et à la lueur perfide qui danse dans mes yeux, on ne peut que croire qu'à défaut d'être en train de faire ce dont je raconte, je me figure mentalement une imagerie assez précise de ce que ce serait. J'en ai pratiquement le frisson. On peut dire que j'ai un certain côté exhibitionniste ou du moins complètement cinglé quand il est temps de penser à conclure un besoin, un désir physiologique de s'envoyer en l'air...« Quand tu la baises, c’est elle que t’as en tête, ou bien moi ? ». Je souris à même mon verre, ne la lâchant pas des yeux. Je dépose par la suite mon verre, passe ma main dans mes cheveux, replaçant les mèches rebelles imaginaires. Je la détaille du regard, lorgnant quelques secondes sur son décolleté aguicheur, ses yeux de biche, ses cheveux qui s'affolent sur ses épaules, sa peau mate qui peut paraitre si douce. Je paris qu'elle sent divinement bon et que de déposer les doigts sur son derrière bombé et sculpté serait quelque chose se rapprochant de la félicité, mais non. Je reste assis à simplement lui faire avec les yeux tout ce que je rêve de faire avec mes mains « Je fais l'amour à une femme à la fois, Meade. Quand je l'entraîne vers l'orgasme, c'est elle que je cherche à combler, sans trop de mal. Ça ne veut pas dire que je n'ai pas imaginer dessiner chaque courbe de ton corps des doigts, de parcourir chaque parcelle de ton corps de mes lèvres et de te prendre comme tu ne l'as jamais été. Tu ne pourrais plus t'en passer, crois-moi, ou demande-lui directement ». Je fais un petit geste de la main à Louhàne qui m'envoie un baiser du bout des doigts. Je savoure cette petite victoire tandis que je verse de nouveau du vin dans la coupe de Blythe « Serait-ce que je t'obsède à ce point que tu ne rêves qu'à moi? ».
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MessageSujet: Re: you know she moves like sin ❞ darwin. Dim 18 Mar - 0:36

Réveil en sursaut. Cela arrive au minimum une fois par semaine, parce que je viens de faire un rêve carrément torride ou était évidemment, l'homme de tous mes fantasmes, Darwin Reinhardt. Cet enfoiré a trouvé le moyen de tout comprendre en moins de deux, aujourd'hui j'en suis au point où je suis incapable de passer plus de quelques jours sans lui parler - indirectement, puisque ce sont des sms. C'est simple : on s'envoie des textos indécents et c'est une addiction. Sûrement que si sa copine tombait là-dessus, elle nous ferait une syncope, mais ça je m'en fous éperdument. Je préfère encore penser à moi d'abord, ensuite viendra le reste du monde. Et puis, elle, ça ne me concerne pas. En réalité, j'ai du mal à comprendre moi-même pourquoi c'est si "important" que je parle à Darwin, mais il attise chez moi quelque chose que je ne connaissais pas avant. Je ne l'ai jamais touché comme je le voudrais, pourtant bordel, à chaque fois que je le vois en face de moi, j'ai qu'une envie, qu'il me baise. Contre un mur, à même le sol, je m'en fous, tant que je réalise cette chose dont on parle sans cesse. Qu'on réalise tout ce dont avec quoi on se nargue. Je crois bien qu'il est le seul qui arrive à me faire perdre le total contrôle de ma personne que ce soit de mes actions ou de mes pensées. Parce que ouais, normalement, quand je veux quelque chose, je l'obtiens et très vite, voir même sur l'instant même où je commence à le vouloir. Mais avec lui, ça ne se passe pas comme ça. D'un côté, ça briserait le jeu qu'on a nous-même instauré et ça serait trop facile. Puis, je ne veux pas être la première à céder, perdre n'est pas dans ma nature. Mais ce n’est pas dans ma nature non plus de ne pas avoir le contrôle d’une situation. Ça m’énerve, très clairement, mais je suppose que ça m’exciterait pas autant s’il n’arrivait pas à créer cet effet chez moi. Si c’était un mec "facile", ça fait longtemps que je l’aurais baisé et puis basta. En réalité, je ne pense même pas qu’on serait passés par la case sms bandants. C’est justement là que ça aurait cassé toute la chose. Je sais même pas pourquoi une relation tordue comme celle-là m’intéresse autant, mais je crois bien qu’à un certain moment, c’est juste devenu comme un réflexe de lui envoyer des textos pervers auxquels je savais qu’il répondrait par quelque chose d’aussi pervers, sinon plus et ainsi de suite. Dans le fond, ça ne veut pas dire grand-chose, ça fait simplement augmenter l’envie que je peux avoir de lui, et quand je l’ai en face, ça augmente d’autant plus. La tension qui s’élève d’un cran, parce que merde, la seule envie que j’ai dans ces moments-là, c’est de lui prendre le bras et de l’emmener dans les chiottes ou un endroit suffisamment reculé pour ne pas qu’on nous dérange, et qu’on y baise. Que ce soit aussi bon que je l’imagine et je suis sûre que ça le serait avec les commentaires que j’ai eu sur ses talents sur ce côté-là, bah oui, j’ai toujours pas oublié qu’il s’est tapé ma meilleure amie. On n’oublie pas ce genre de détail. Quoi que ça me dérange pas vraiment, puisqu’une semaine après je lui ai demandé de tout me dire en détail, même si elle m’a prise pour une dérangée, pour ce que j’en ai à foutre d’être prise pour une folle, ce n’est pas grave. Quand je me suis barrée pendant un mois, j’ai dû m’occuper pour éviter de penser à ce que je lui ferais à chaque minute de la journée. Surtout en apprenant qu’il se tapait une fille régulièrement, qu’il avait une petite-amie quoi. Je comprends pas vraiment comment Reinhardt peut s’être embarqué dans une relation de couple, faudra qu’on m’explique, parce que je ne vois pas comment il peut être attaché à une seule fille, et surtout avoir du sexe qu’avec elle. Enfin, je sais que baiser avec moi reste quand même un de ces plus grands fantasmes de par ses sms et de nos conversations.

Je ne sais pas si sa copine est juste gentille ou réellement conne, j’hésite. On va être aimable et opter pour la première option, même si la seconde me semble être beaucoup plus réaliste. Me mettre en face de Darwin était clairement la pire idée que cette fille n’a jamais pu avoir de sa vie. Être assise là fait simplement remonter mes envies de lui retirer ses fringues et de le laisser me prendre comme on en parle depuis des mois par sms, mais je dois faire abstraction de tout cela. Ouais, je dois me concentrer sur le fait qu’il a une copine et que donc, on se contentera du rapport textuel. C’est bien pour cela que je me mets à parler d’elle, par facilité. Pour ne pas être tentée. Je croise les jambes et appuie mon dos sur la chaise, le regardant de haut en bas en prenant une grande inspiration, un léger sourire qui peut se lire sur mon visage alors que je croise son regard. Je suis stupide d’avoir adressé la parole à sa copine en premier lieu, j’aurais simplement pu partir et ça aurait été très bien pour tout le monde ; surtout pour mes nerfs en réalité, mais ce n’est qu’un détail parmi tant d’autres. La tension sexuelle commence à monter, même si j’y fais une abstraction partiellement totale pour me sentir mieux. « On ne trouve pas ton grain de femme à tous les carrefours à Gotham, Meade ». Qu’il me dit naturellement avec un sourire, alors que je penche la tête sur le côté, levant les yeux au ciel lui annonçant clairement que ça, je le sais déjà. Mais que cela fait toujours aussi plaisir quand on me le rappelle. Il fait un signe au serveur et pendant ce temps-là, je l’observe en souriant, le dévisageant de haut en bas en me mordant légèrement la lèvre inférieure. « N'en reste pas moins que tu n'aurais pas été à ce point charmante pour me partager avec une "amie", je crois. En fait, je crois qu'il y aurait longtemps que toi et moi aurions quitter le restaurant ou qu'on se serait débrouillés pour s'envoyer en l'air dans un des placards de la cuisine cinq étoiles ». Qu’il ajoute, encore plus naturellement que sa première phrase. Oh, qu’il ne me tente pas. Mon regard sur lui se fait surpris, mais pas tellement, parce que dans le fond, ce genre de phrase sortant de sa bouche, cela ne me surprend absolument pas. Il n’empêche que mon envie de lui me revient alors en tête, soudainement beaucoup plus présente, parce que simplement l’idée qu’il… Je reprends ainsi une grande inspiration en fermant les yeux, les rouvrant en moins d’une seconde pour afficher un sourire joueur. L’image de son corps contre le mien n’échappe tout de même pas à mon cerveau, mais j’essaie tout de même de ne pas y penser. « Tu crois bien. En réalité, on n’aurait même pas eu l’occasion de venir au restaurant, ou alors, on serait arrivés vraiment très en retard. Le retard aurait pu être pris dans ta voiture, ton bureau ou bien sur ton canapé, à voir ce qui te plait le plus, évidemment. » Que je réponds alors, tout aussi naturellement que lui. Après tout, nous avons déjà échangé bien mieux que cela alors dans le fond, ça ne me gêne pas tant que ça. Le fait de l’avoir en face de moi est simplement quelque peu déconcertant.

Les pensées qui s’imposent dans mon cerveau, les images qui me viennent se font de plus en plus fortes et la seule pensée que j’arrive à avoir sur une longue de durée, c’est un enchainement de parties de jambe en l’air avec lui. Ne serait-ce que celles dont j’ai pu rêver sont déjà nombreuses. Disons qu’à ce sujet, je suis capable d’avoir énormément d’imagination, à croire qu’il m’inspire énormément. Je bois une gorgée du verre de vin que le serveur a déposé quelques minutes plus tôt, ne lâchant pas Darwin du regard, mon regard affichant de plus en plus un air plus ou moins pervers, aguicheur et nonchalant. C’est ainsi à son tour de me dévisager et je le regarde faire, souriant un peu plus à sa façon de le faire. Son regard, qui se repose dans le mien à nouveau m’évoque des choses auxquels je tente d’arrêter de penser, alors je me contente simplement de le fixer, le défiant en arquant un sourcil. Passer à la réelle activité me plairait comme rien d’autres, mais putain, je sais que ça n’arrivera pas. « Je fais l'amour à une femme à la fois, Meade. Quand je l'entraîne vers l'orgasme, c'est elle que je cherche à combler, sans trop de mal. Ça ne veut pas dire que je n'ai pas imaginer dessiner chaque courbe de ton corps des doigts, de parcourir chaque parcelle de ton corps de mes lèvres et de te prendre comme tu ne l'as jamais été. Tu ne pourrais plus t'en passer, crois-moi, ou demande-lui directement ». Je baisse la tête, lâchant un petit rire pendant de brèves secondes. Je replace ma mèche de cheveux, souriant de nouveau. Le fait que je ne pourrais probablement plus m’en passer est surement vrai… en fait, je suis persuadée que cela serait simplement un prolongement de maintenant. Son avant dernière phrase provoque un frisson qui parcoure lentement mon échine alors que je passe ma langue sur ma lèvre rapidement. Le regardant me servir de nouveau du vin, buvant alors une nouvelle gorgée. Face à lui, là, j’ai l’impression d’avoir les hormones en feu, en fait, ce n’est pas qu’une impression, mais tout simplement une réalité, mais ça va aller. « Serait-ce que je t'obsède à ce point que tu ne rêves qu'à moi? ». Si seulement tu savais, Darwin, de ce que je rêve de te faire, même en ce moment précis, tu ferais surement une crise cardiaque. Alors je le regarde avec un air qui en dit long sur ce que j’en pense, c’est-à-dire que j’ai envie de lui, là, mais cela ne reste que dans mon regard. « Je suppose que je rêve de toi comme tu le fais de ton côté pour moi, alors je te laisse voir si cela arrive fréquemment ou pas. Qu’en penses-tu ? Tu n’as même pas idée de ce que j’ai en tête en ce moment… » Que je finis par avouer, me mordant l’intérieur de la joue, alors que je vois la blondasse de nouveau lui faire un signe et ni une ni deux, je défais mon pied de ma chaussure discrètement, le faisant alors glisser lentement sur sa cuisse, le laissant s’approcher dangereusement de ses parties intimes, l’air de rien. Le but est simple, non, en plus des sms je veux dire ? Il y aura un perdant ; celui qui cédera le premier. Et le gagnant ; celui qui garde le fait qu’il n’a pas été le premier à craquer. Lui faire du pied n’est certainement pas très honnête, mais quitte à prendre des risques autant le faire bien, non ? « Finalement, je crois que tu sais déjà ce que j’ai en tête… » Que je dis, un air amusé et sensuel dans le ton de ma voix. Certainement que ce n’est pas la première fois qu’une fille lui fait du pied sous la table, mais ça, je n’en ai strictement rien à faire. Je dépose alors mon talon sur sa chaise, entre ses jambes, le haut de mon pied faisant une légère pression sur ses parties masculines, alors que je le regarde dans les yeux, assez fière de mon coup…
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MessageSujet: Re: you know she moves like sin ❞ darwin. Mar 27 Mar - 3:45


    « Comment tu me trouves? ». Je fais tourner les glaçons dans mon verre, levant les yeux, un sourire aux lèvres. Il est rafraîchissant de ne pas avoir à s'en faire à savoir qu'est-ce qui nous attend à la maison, chaque soir. D'être capable, d'un seul coup de fil, de trouver une femme absolument radieuse et désirable en déshabillé qui nous attend sur le canapé de cuir, ou même directement lovée dans une couverture devant la cheminée. C'est un cliché d'un pathétisme éloquent, mais je trouve mon compte quelque part à m'être résolu à ne vivre qu'une seule et même vie remplie pour un temps, jusqu'à ce que je puisse y voir plus clair dans mes propres désirs. J'obtiens quelque chose que je m'en lasse, désire l'inaccessible, l'indésirable. Je veux ce que je ne peux avoir, et si pour que le jeu en vaille la chandelle, je le pimente à ma façon « Tu es bandante ». La légèreté avec laquelle je peux lancer une telle vulgarité la rend presque mélodieuse. Je l'entends sourire tandis qu'elle tourne sur elle-même, mettant en valeur le tissu vaporeux - et hors de prix - de sa tenue. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, elle est loin d'être idiote. Elle sort de l'Ivy League, possède sans doute un bagage professionnel supérieur à pas mal des gens qui travaillent ici, à Gotham, mais ne trouve pas son compte à épater avec son intellect. Elle écrit. Elle peint. Elle danse. Elle fait ce que bon lui chante, puisqu'elle semble capable de se dénicher un talent dans à peu près tout ce qui est susceptible de piquer son intérêt. Le mois dernier, c'était le piano. Cette semaine, les échecs. Louhàne est un casse-tête que je décortique un peu chaque jour, c'est sans doute ce qui me retient près d'elle. Passer autant de temps avec une personne et de toujours être incapable de la cerner, c'est captivant. Épatant. Envoûtant. Quitte à crever seul, vaut mieux le faire accompagné d'un oiseau rare. Pour le moment, c'est elle. Qui sait ce que me réserve demain?

    Il semblerait que ce soit Meade que me réserve le Destin, pour la journée. La vision est loin d'être désagréable, et même si je la préfère nue qui se déhanche sur une musique douce, du Mozart, du Beethoven, démontrant toute la sensualité d'une femme sur un classique de la musique classique. Je n'ai aucun mal à imaginer ses hanches rouler sur le son de la mélodie, son regard pétiller pour me donner envie de la prendre là, sur le plancher froid de la pièce qui saura bercer nos ébats. Je n'ai pas de mal à imaginer Blythe parcourir de ses paumes la moindre portion de son épiderme, ne serait-ce que pour me rendre dingue. De faire crisser ses ongles sur ses cuisses, sur sa poitrine. De passer ses doigts fins dans sa chevelure souple, indomptable, qui sent toujours bon. De retirer sa culotte de dentelle avec lenteur, rien que pour me faire chier. De m'inviter à retirer l'agrafe de son soutien-gorge avec des mains tremblantes d'envie puis de la voir se dérober, éloigner mes paumes de la chaleur de son corps. Je suis assis dans un restaurant, pas des moindres, et je suis carrément pris d'un coup de chaleur. Je referme mes doigts sur le tissu de mon smoking, effectue un relâchement, recommençant de plus belle, tentant vainement de chasser cette vision aphrodisiaque qui me retourne l'estomac. Les propos légers qui sont en fait de véritables invitations à la débauche ne m'aidant en rien, de plus qu'elle soutient mon regard, étire un sourire sur les lèvres et porte la coupe à ses lèvres. Ses lèvres pleines, peintes en un rose corail, tout à fait dernière mode. À force de fréquenter ces dames de la haute, impossible d'en faire abstraction et de ne pas être au courant « Tu crois bien. En réalité, on n’aurait même paseu l’occasion de venir au restaurant, ou alors, on serait arrivés vraiment très en retard ». Je découvre légèrement les lèvres, attrapant mon verre d'eau entre mes doigts, lentement, comme pour compenser le fait que l'ambiance se réchauffe sournoisement à notre insu. Au mien, en tout cas « Le retard aurait pu être pris dans ta voiture, ton bureau ou bien sur ton canapé, à voir ce qui te plait le plus, évidemment ». J'éclate de rire pour de bon. Dépose ma coupe d'eau, rassasié, reprend plutôt celle contenant du liquide alcoolisé. La lève doucement, au-dessus de la table, portant un toast avec Meade. On aura tout vu. Je serais plutôt d'avis de la prendre ici, maintenant, tout de suite, mais je me montre patient. Courtois. Poli. Fidèle aussi « Pour ce jour béni où tu auras droit de mordre et griffer à ton bon vouloir, il ne sera pas question d'un truc aussi banal, Meade. Il faut l'inédit. Il faut l'interdit. Je te propose de boire à ça, à cette expérience transcendante où tout ce que tu as là... je détaille d'un regard perçant sa silhouette, avant de m'enfoncer dans ses prunelles hurlera mon nom, quémandera à ne plus obtenir que moi. Santé! ». Et le cristal entre en collision tandis qu'on s'abreuve de ce liquide précis d'un rouge grenat qui ravive les passions, comme si elles en avaient vraiment besoin.

    « Je suppose que je rêve de toi comme tu le fais de ton côté pour moi, alors je te laisse voir si cela arrive fréquemment ou pas. Qu’en penses-tu ? Tu n’as même pas idée de ce que j’ai en tête en ce moment… ». Ce qui est le plus étrange, c'est l'absence de malaise. C'est aussi le fait que l'on soit absolument incapable de transformer les mots en actions, parlant toujours pour rester parfaitement neutre au final. Sans doute serait-ce une preuve d'un lamentable échec à ce jeu de séduction qui dure depuis si longtemps que le début m'échappe. Je crois qu'à la seconde même où l'on a croisé le regard de l'autre, cette flamme de désir qui ne veut pas s'éteindre ou s'amenuiser est devenu quelque chose qui nous bouffe de l'intérieur. Je n'ai pas de problème d'un point de vue vie sexuelle, au contraire, Louhàne n'est pas moins douée là-dedans que dans ses multitudes de talent. De plus, c'est une gymnaste aguerrie, ce qui ajoute au plaisir de la chose. Cependant, je ne vois pas ces ébats de convenance - on est en couple, après tout - corresponde à l'imagerie torride que je me fais d'une baise avec Blythe Meade. Ce serait sauvage. Ce serait bestial. Ce serait... je ne sais pas. Autant j'ai une envie de tout foutre en l'air, de lui attraper la main et de relever sa jupe, déchirer ses bas collants et la prendre, j'ai une frousse de perdre ce petit plaisir malsain que je prends à souffrir de ne pas l'avoir fait mienne quand j'en avais encore le droit. J'ai mal à force de la désirer autant, ça me bouffait de l'intérieur quand on fonctionnait jour et nuit à ces SMS chaud bouillants qui étaient plus que 18 . Je dirais que le mot nymphomanie ne convient pas à ces choses que l'on a pu lancer sans réfléchir, qui venait tout simplement avec le plus désarçonnant naturel. Mais voilà, la réalité est tout autre. Je porte Meade à un podium que j'ignore si elle mérite. Sait-elle user de son corps comme elle peut manier les mots? Quelque chose dans mon esprit me souffle que oui. Ça n'arrange rien à rien, pour tout dire. Je n'en sais rien. J'en perds des repères quand Meade est dans les environs, c'est troublant « Je crois que tu penses à moi quand tes amants ne sont pas à la hauteur de tes attentes. Je crois que tu rêves de moi quand tu as envie de te réveiller repus de luxure, cette luxure que tu sais pertinemment que je pourrais te procurer, sans retenue, sans qu'il n'existe de mot fin. ». Je souris, puis continue « Ce que tu as en tête? Une furieuse envie de vérifier que ce que je te répète n'est pas de la frime? Je brûle ou non? ». Puis comme Louhàne semble émerger de je ne sais trop quelle raison une femme peut passer autant de temps dans les WC d'un restaurant rapplique, je sens son pied entre mes jambes. Je me sens me crisper légèrement, puis me faire violence pour détendre chaque muscle de mon corps. Mon regard se veut hésitant entre l'amusement et l'hésitation...

    « Si vous me parliez de vous, Blythe? Qu'est-ce que vous faites dans la vie? Darwin est plutôt discret sur son cercle ». Elle dépose sa paume sur la table, et je la prends doucement dans la mienne, me penchant sur celle-ci pour y déposer les lèvres. Ironique quand on sait que celle qu'elle questionne, franchement intéressée par le changement de dynamique et la rencontre d'une "amie". Elle sait que je ne suis pas du genre à faire copain, et encore moins avec une femme avec des traits distingués et une beauté aussi atypique que celle de Meade. Mon autre paume, elle, se trouve sous la table. Je fais courir mes doigts sur sa jambe, mordant l'intérieur de ma joue pour ne pas défaillir quand elle exerce de la précision juste là où il le faut. Les femmes sont une arme mortelle contre qui, nous, les hommes, ne pouvons absolument rien.
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